Joë, de Guillaume de Fonclare

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« Un soldat vous ajuste, une balle jaillit du canon de son arme, elle vous frappe, vous tombez, et c’en est fini, pensez-vous, alors que tout ne fait que commencer. »

De Joë Bousquet, je savais confusément les choses suivantes : blessé durant la Première Guerre Mondiale, il avait passé le reste de sa vie alité ; il avait fréquenté et correspondu avec de nombreux artistes de son époque ; enfin, il était l’auteur d’une œuvre flamboyante, dont je n’avais lu que le recueil La Connaissance du Soir et l’indéfinissable Mystique.

C’est en lisant le billet d’Aifelle que j’ai découvert que l’écrivain Guillaume de Fonclare avait choisi d’évoquer ce poète dans un court roman, humblement nommé Joë.

Paru en octobre 2014 chez Stock, Joë retrace le destin incroyable de ce poète à l’étonnante force de vie. L’auteur expose en parallèle son propre parcours, et évoque sa fascination pour ce personnage qui, au fil de ses recherches, est devenu à la fois une sorte d’ami et de source d’inspiration. En choisissant le vouvoiement, Guillaume de Fonclare propose une forme dynamique, bien loin de la biographie conventionnelle, et offre une vision à la fois subjective et émouvante de cet homme qu’il n’a jamais connu, mais avec qui il semble pourtant avoir tissé un indicible lien.

« Car, chez vous, il n’y a pas de phrases inutiles ; vous voulez être au plus près de ce que vous êtes, vous voulez retrouver en vous une humanité première, dégagée de tous les artifices de l’existence, une part de lumière d’éternité qui anime tous les hommes. »

Cet ouvrage empreint d’une grande sensibilité m’a donné envie de (re)lire Joë Bousquet, mais aussi de me plonger dans les ouvrages antérieurs de Guillaume de Fonclare, dont la plume tantôt poignante, tantôt malicieuse, m’a complètement séduite.

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5 réflexions sur “Joë, de Guillaume de Fonclare

  1. Voilà comment on allonge indéfiniment sa LAL 😉 Je suis contente que tu aies aimé ce texte et je suis sûre que tu aimeras les précédents de G. de Fonclare (merci pour le lien)

  2. Pingback: Le carnet retrouvé de monsieur Max, de Bruno Doucey | LE LANGAGE DÉMENT

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